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08/05/2010

Le destin de Linus Hoppe

Coup de coeur de Fabienne Jay, Bibliothèque Jeunesse, Carré d’Art, Nîmes

 

 

le destin de linus.jpgLinus et sa sœur Mieg vivent dans un monde futur et protégé.

Dans quelques mois, Linus va passer un examen devant « Le Grand Ordonnateur », déterminant son avenir.

Mais, Linus sait que son destin est tout tracé. Il sera sélectionné en sphère un, la sphère réservée à l’élite et, après des études de droit, deviendra un brillant avocat.

Linus veut modifier le cours de son destin. Il faut donc qu’il provoque un « accident ». A l’aide de l’Internet, Linus recueille des témoignages de personnes accidentées. Il rencontre Yosh. Il vit en sphère deux, dans une banlieue polluée et protestataire.

Linus et Yosh décident d’échanger leur place en trompant le « Grand Ordonnateur ». Chem, le meilleur ami de Linus falsifie les résultats de l’examen. Linus est accepté en sphère deux, mais Chem  a pénétré un réseau secret de « transfuges », les premiers citoyens rebelles qui ont changé leur destin. La police les surveille et pour leur échapper, ils détruisent toute trace de leur travail.

Les quatre amis, Linus, Mieg, Yosh et Chem forment dorénavant un groupe de jeunes dissidents, représentant un nouvel espoir de société.

 

Un roman politique d'Anne-Laure Bondoux qui pose les questions de la démocratie. La société décrite, très hiérarchisée et divisée en quatre sphères ( l’élite, le monde ouvrier, les rebelles et les exclus) cache  des frontières infranchissables et contrôlées. La violence camouflée sert à manipuler les individus. A la suite de l’examen, on distribue aux jeunes des pilules . Sous forme de camisole chimique, l’Etat conditionne leur mémoire de façon définitive.  L’auteur montre la violence et le danger d’une société où la liberté n’existe plus. Cette société ressemble à un monde totalitaire. Le régime mis en place s’immisce jusque dans la sphère intime de la pensée. Les rebelles, critiques à l’égard du régime, représentent les ennemis de la communauté, et la police  recourt à la terreur pour garantir le monopole du pouvoir en place.

Ce roman rappelle « 1984 » de George Orwell. La figure principale « Big brother », symbolise le régime policier et totalitaire ainsi que la réduction des libertés.  A partir de 13 ans.

 

 

Bayard jeunesse, 2001.-264 p.

 

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