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24/01/2011

Colette, une apprentie pas sage

On la connaît sous le nom de Colette, mais son prénom était Gabrielle. Colette c'est le nom de son père Jules, second mari de sa mère Sidonie. Une mère au caractère bien trempée, élevée dans un milieu intellectuel à Bruxelles, et mariée une première fois avec un riche et brutal provincial. Plus tard, Sidonie tombe amoureuse d'un beau capitaine à la retraite, alors que son mari décède. Gabrielle grandit dans une belle et grande maison, proche de la nature et des jardins, sanctuaire de sa mère. La fillette goûte à la liberté de la vie au grand air et se passionne pour la lecture. Une vie rêvée assombrie par les jalousies et les rumeurs des villageois et peu à peu par les lourdes dettes de la famille. Après un déménagement, l'adolescente s'ennuie et sa mère souhaite pour sa fille un destin pas comme les autres. C'est en épousant Henry Gauthier-Villars, homme de lettres parisiens, que Gabrielle Colette monte à la capitale, avec toute sa gaucherie et ses manières de provinciale. D'abord malheureuse des frasques de son mari volage plus âgé qu'elle, jusqu'à en tomber malade, la jeune fille prend goût aux mondanités et côtoie le tout Paris de la Belle époque. Willy, surnom de Henry, s'est fait une spécialité de finaliser dcolette.gifes livres écrits par d'autres. Colette écrira ainsi ses souvenirs d'enfance en y mettant une pincée sulfureuse, comme c'est alors la mode. Claudine à l'école, d'abors passé inaperçu, connaîtra un franc succès, sous la signature de Willy. Les suites des Claudine aussi. Mais Colette n'est pas femme à se laisser mener par le bout du nez. Libre, elle connaît des amours saphiques, monte sur scène et écrit. Un destin hors du commun...

Dans Colette à 20 ans, dans la collection "à 20 ans" chez le Diable Vauvert, Marie-Céline Lachaud raconte d'une plume vive l'enfance, l'adolescence et les premiers succès d'écrivain de Colette jusqu'à La Maison de Claudine ( 1922). On comprend ainsi comment sont nées ses oeuvres, d'où viennent ses personnages et leurs douleurs. Une bio fort utile pour comprendre l'auteur et la femme.

A noter que Marie-Céline Lachaud participe au salon de la biographie qui se tient à Nîmes du vendredi 28 au dimanche 30 janvier, à Carré d'art. Dès 14 ans.

C.B.

Au Diable Vauvert,  128 pages. 12 euros.

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